21/12/2005
Réflexion sur la discrimination
La discrimination est sous-jacente à la vie en collectivité et rien ne peut changer ça : on ne peut pas plaire à tout le monde et tout le monde ne peut pas nous plaire ; on ne peut pas comprendre tout le monde et on ne peut pas être compris de tout le monde ; on ne peut pas adhérer à la culture ou aux idées de tout le monde et vis vers ça ; on ne peut pas parler de tout avec tout le monde, on ne peut pas tout vivre avec tout le monde… C’est peut-être frustrant pour nos intelligences mais c’est une réalité ! De fait, nous sommes tous discriminants ! Par exemple, moi, je suis discriminant à l'égard des idiots et des assistés, partant du postulat qu'un idiot est pour moi une personne incapable d'avoir un minimum de réflexion et qu'un assisté est une personne qui se laisse vivre sur le dos des autres. Oui, je suis discriminant, comme tout le monde. Alors arrêtons de débattre sur de faux sujets. Ne mélangeons plus individus (sujets) et société (objets).
La société, dans ses institutions et ses lois, est la seule entité qui n’a pas le droit d’être discriminante puisqu’elle est, par définition, l’entité mécanique supposée nous permettre de vivre tous ensemble, dans une paix relative. Notons que les sphères dites professionnelles ou commerciales sont du domaine de la société. Aussi il est de bon ton de continuer à lutter pour que les politiques produisent des lois garantissant la non discrimination au sein de la société POUR TOUS, et que les juristes veillent vraiment à les faire respecter.
Concernant les individus, je pense que chacun a le droit d’être discriminant à l’encontre des autres, selon ses propres critères mais uniquement dans la sphère de sa vie personnelle. Les individus doivent apprendre plus que jamais à faire la part des choses entre personnel et professionnel. Et si certains ne sont pas capables de prendre sur eux quand ils sont dans le domaine professionnel, qu’ils laissent les places de salariés à ceux qui le sont, et qu’ils bossent en « freelance » (indépendant) : ils pourront alors choisir de travailler ou non avec Monsieur X ou Madame Y. Par contre, je ne leur conseille pas d'ouvrir une entreprise : ils rentreraient de façon franche dans la vie de la société en étant un organe de son développement, et auraient de fait, des responsabilités morales vis à vis d'elle : être chef d'entreprise, ce n'est pas compatible avec la discrimination. Enfin...en théorie mais viendra bien le jour où ça le sera en pratique (il faut y croire !Lol).
Précision personnelle : Pour moi, être discriminant et être intolérant, ce sont deux choses différentes. La nuance ? C’est le respect que l’on accorde ou non à la personne discriminée. Quand il n’y a plus de respect, il y a intolérance. Mais ça c’est un autre sujet…
17:15 Publié dans Univers philo et mots | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique

Commentaires
Analyse pértinente et pérsuasive. Merci pour le courage de la franchise et la sincérité de l'aveu.
Ecrit par : Hanaâ | 21/12/2005
N'importe quoi....
Ecrit par : heo | 23/12/2005
Ecrire un commentaire