26/01/2007
La violence - Acte 2
POURQUOI LA VIOLENCE ? LA MIENNE, CELLES DES AUTRES ?
A vouloir comprendre pourquoi, je m'y suis un peu perdu à vrai dire. Je me suis beaucoup interrogé sur les causes de la violence, et les réponses que j'ai trouvées sont trop mutliples pour vous les exposer : la violence est un vécu intime à chacun qui prend des projections variées à l'échelle de la collectivité. La violence a autant de raisons qu'il y a d'êtres sur Terre. Ce que l'on peut constater, c'est que la violence existe en chaque être par essence, à l'état animal. Ensuite, chaque être humain a son propre système de valeurs construit sur la base d'une personnalité propre, une histoire et un vécu personnels, des besoins, des intérêts et des attentes individuelles. Dans nos interactions, à petite comme à grande échelle, ce sont d'abord nos systèmes de valeurs qui se confrontent. Lorsqu'ils sont heurtés, nous le percevons au premier abord comme une agression. Des tensions apparaissent qui si elles ne sont pas désamorcées, peuvent virer au conflit : c'est l'escalade de la violence. (l'escalade de l'intérêt egoïste ?) Si je n'ai pas le courage de partir dans un épluchage approfondi, je peux au moins vous donner une réponse : ma réponse.
D'aprés moi, si la violence a une cause suprême, c'est la souffrance, qu'elle revête une forme symbolique, existentielle, psychologique ou physique. Ses expressions sont diverses et variées, d'autant plus que ces acteurs sont divers et variés. Mais j'ai remarqué que les actes de violence quelqu'ils soient, sont toujours, dans le fond, motivés par une souffrance qui veut s'exprimer. Etre en colère contre le système et transgresser les lois pour y échapper à cause de sentiments d'étrangeté, de frustration, de rejet, d'abandon… Tenter de se suicider parce qu'on se sens insignifiant, qu'on trouve pas sa place, qu'on manque de chaleur humaine… Etre dans l'agression de l'autre parce qu'on ne se sent pas respecté, parce qu'on ne se suffit pas de ce que l'on a, parce que c'est moins douloureux que de se remettre en question… Frapper l'autre parce que… ………Eueuh, ça, j'avoue que je sais pas trop… Peut-être parce qu'on n'est plus en capacité de se maitriser ? Ou parce que c'est aussi question de conditionnement ?
A mon échelle, une des choses qui m'a paru des plus violentes quand j'étais gosse, c'était l'indifférence des autres (ou le manque d'indifférence : les insultes et touti quanti.). Leur manque de respect, de considération voir d'ouverture d'esprit. J'étais en rupture, trop différent. Qu'on ne considère pas ma personnalité de garçon passait, mais avec les années, je n'ai pas compris pourquoi les choses ne changeaient pas… Aux yeux de l'extérieur, j'étais un enfant d'alcoolique et transgenre. Mais heureusement, je ne me résumais pas à ça ! Ben, y'en a pas beaucoup, des gens qui ont compris ça ! Lol
Toujours est-il que j'étais en souffrance. Et cette souffrance, qui provenait finalement beaucoup de la violence des autres, elle est devenue colère, haine... C'est ainsi que moi aussi, j'ai goûté aux âpres ivresses de la violence : physique envers moi-même, comportementale envers les autres. Par certains côtés, je suis assez aller trés loin, et sans le regretter, j'avoue que je suis content que ce soit fini. Mais ça n'a pas été simple : la remise en question a été longue et minutieuse.
PARENTHESE : J'ai trouvé ce descriptif sur le net. Je le trouve pertinent...
"On parle beaucoup de violence verbale, physique, mais la violence psychologique, qu'en est-il ?
C'est ce qu'on appelle la "cruauté mentale", un abus de pouvoir et de contrôle d'autrui, la manipulation en fait partie, puisque tout cela contraint une personne à être ou à faire ce qui ne lui correspond pas, à se soumettre à une volonté qui la dégrade.
Quelques formes de violence psy reconnues :
Rejeter la personne : ignorer sa présence ou sa valeur ; lui faire comprendre qu'elle est inutile ou inférieure, qu'elle est de trop ; dévaloriser ses idées et ses sentiments, ne pas l'écouter.
Dégrader la personne : l'insulter, la ridiculiser, l'infantiliser, ne pas la juger digne de confiance, se comporter d'une manière qui porte atteinte à son identité, à sa dignité et à sa confiance en elle.
Terroriser la personne : lui inspirer un sentiment de terreur ou de peur extrême ; la contraindre par l'intimidation, les menaces de violences physiques ou la menacer de porter atteinte à ce à quoi elle tient, lui hurler dessus.
Isoler la personne : Limiter son espace vital ; réduire ses contacts et ses droits.
Corrompre ou exploiter la personne : L'amener à accepter des idées ou des comportements proscrits par la loi ; l'exploiter matériellement ou financièrement, même à son insu.
Priver la personne de chaleur humaine : Se montrer insensible et inattentif envers elle; faire preuve d'indifférence à son égard ; ne s'adresser à elle qu'en cas de nécessité ; ignorer ses besoins sur le plan mental."
11:23 Publié dans Univers philo et mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ecrire un commentaire