09/02/2009
Déboire administratif...
Les enfants, il m'est encore arrivé un déboire avec une administration française : je vous raconte. A vous de juger.
Le 20/01, j'ai déposé une demande de RMI suite à quoi l'agent du CCAS m'a remis une attestation de dépôt de dossier,devant normalement me permettre de déposer une demande de CMU auprés de la SECU de mon secteur. Ce jour-là, le CCAS était en rupture de stock d'imprimés : ils m'ont donc remis une polycopié du fameux imprimé, signé et tamponné à l'encre bleue, ayant valeur d'original.
Le 22/01, je me suis donc rendu au centre SECU de mon secteur déposer ma demande de CMU. Vendredi dernier (15 jours aprés), j'ai reçu un courrier stipulant que mon dossier ne peut être traité car il leur faut l'original de l'attestation de depôt RMI et non un polycopié. (??)
Suite à ça, je suis retourné (ce matin même) directement au CCAS leur expliquer l'embrouille et j'ai récupéré une nouvelle attestation sur un imprimé officiel (réapprovisionnement fait entre temps). L'agent qui m'a reçu m'a confirmé que l'ancien papier remis avait valeur d'original, qu'ils ont toujours fonctionné comme ça et que ça n'a jamais posé de problème. Je lui ai donc demandé de me faire un courrier destiné à la SECU confirmant ce propos, ce qu'il a fait sans hésitation.
Je suis ensuite retourné à la SECU porter le nouvel original en ma possession. Je retombe évidemment (!) sur le type qui avait récupéré ma demande de CMU : je lui explique la situation. Je lui fait donc remarqué que le papier inclus dans mon dossier était bien un original, en lui remettant la lettre du CCAS attestant de ma bonne foi et qu'il ne lit même pas. Il continue de m'affirmer que non, ça n'a pas valeur d'original pour eux, même signé et tamponné en bleu : “c'est écrit dans le réglement de la SECU”. Je lui demande de m'écrire une petit courrier à l'attention du CCAS, confirmant son propos pour que je puisse les en informer. Il refuse. Je lui demande de me restituer le premier original qu'ils ont refusé de prendre en compte comme tel : il refuse. C'est vrai, à ce moment là, j'ai réagi un peu fort : je lui ai fait remarqué que la situation était “d'une lâcheté...” Il m'a carrément menacé de ne faire traiter ma demande de CMU que dans deux mois !!
J'ai fait amende honorable, j'ai présenté mes excuses : comment faire autrement ? Si je n'ai pas rapidement le papier de CMU, je vais me retrouver sans mon hormonothérapie (= santé en danger avéré !). Je n'ai plus d'ordonnance depuis plus d'un mois déjà, pas une tune pour voir un médecin, et ma pharmacie m'a déjà fait l'avance d'une boite il y a quinze jours. Demain, je vais aller chercher la pré-attestation de CMU que j'ai réussi à me faire promettre, profil bas, parce que c'est ma santé qui est en jeu.
Mais ce que le mec en question ne sait pas, c'est que je suis pas du genre à lâcher l'affaire. Je vais le consulter, le réglement de la SECU, voir ce qu'il en est. J'éspère pour lui qu'il ne m'a pas menti et qu'il ne m'a pas menacé pour rien.
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01/07/2008
Je parle hébreu ?!
Sans dec' ! Je me demande....
Ce matin, j'ai acheté une paire de sandales : petit soucis de pointure. Un 40 qui taille trop grand et un 39 un peu petit... J'ai opté pour le 39 et j'ai emmené les chaussures chez un cordonnier pour les faire un peu agrandir. J'ai répété par trois fois que c'était "une histoire de 5 millimètres de longueur maximum. Par contre, il ne faut pas trop les élargir parce qu'elles le sont déjà bien." Le cordonnier a confirmé.
Je reviens à 17h et je récupère une paire de 40 et demi de long, trop large d'un bon centimètre... J'hallucine ! Mais je parle hébreu ou quoi ??!! Je suis déçu. Je ne lui en veut même pas. C'est tellement banal, acquis tout ça... Il a fait un super boulot dans l'absolu ! Il a juste oublié de mettre au centre de sa retouche sur mes "shoes", ma demande, mes attentes. Et moi maintenant, j'ai des panards de pingouin avec mes sandales ! :s
On ne s'écoute pas : ce n'est pas un scoop ! Les êtres humains sont tellement murés dans leurs petits univers individuels qu'ils ne s'écoutent plus vraiment. Depuis déjà si longtemps... Pourtant, c'est aussi ça qui fait un client satisfait, un couple sain, des amis confidents, des rencontres sincères... tout ça quoi ! Mais là...
Ca me fait penser à la fois où j'avais demandé à un collègue de travail de m'installer du matériel de retro-projection pour la venue d'élus sur le cyberespace "à 10h pétante" : le mec s'est pointé à 9h45 s'excusant d'avoir eu du mal à démarrer et me rétorquant "tu m'avais pas dit que c'était à 10h" quand je lui ai fait une remarque. Aussi à la fois où j'ai demandé une couronne en métal à un dentiste et qu'il m'en a fait une en émail. Ou encore à celle où j'ai poliment mais clairement dit à une nana que "je ne cherchais pas de relation". Elle s'est accrochée. Le jour où j'ai été obligé de me montrer un peu dur pour lui mettre les point sur les "i" et les barres sur les "t" (ça me gonfle grave !), elle m'a fait un sketch genre "tout est de ta faute". Et pour finir à celle où j'ai dit à ma mère qu'il n'y avait pas que ma soeur dans la famille, et que je me suis entendu en retour : "tu essaies de me séparer de ta soeur". Je sais c'est flou pour vous, mais croyez-moi, ce jour là j'ai frôlé l'infarctus ! Enfin bref. Des exemples comme ça, j'en ai des tonnes. Alors je sais, le premier était clairement diletant; le second, clairement capitaliste; la troisième, clairement hystérique; et la dernière, clairement troublée. Chacun a sa petite excuse mais quand même ! Faut pas pousser pépé dans les orties !!!! C'est trop facile !
Je parle hébreu ou quoi ??!! P..... ! RUPTURE !!!!!!!!
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19/04/2008
Non mais je rêve !!!!
"Pas encore en service, le prochain système d'exploitation des données de la Police, baptisé Ardoise fait déjà débat. Recueillant les informations lors des enquêtes de police et de gendarmerie, il devrait remplacer les actuels logiciels Stic et Judex. Lundi 14 avril, le Collectif contre l'homophobie (CCH), basé à Montpellier, a saisi la la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) pour s'opposer à sa mise en oeuvre. L'association dénonce un recueil abusif de données à caractère personnel par ce logiciel.
Lorsque les fonctionnaires rempliront le ficher Ardoise, une fenêtre s'ouvrira leur demandant de spécifier "l'état de la personne". Etat qui pourra contenir des données personnelles comme savoir si elle est homosexuelle, handicapée ou représentante syndicale; quel que soit son rapport avec l'affaire en cours, simple témoin, victime ou suspecte.
Voici la liste des valeurs possible pour "état de la personne":
- homosexuel
- transsexuel
- handicapé
- sans domicile fixe
- personne se livrant à la prostitution
- travesti
- relation habituelle avec personne prostituée
- personne atteinte de troubles psychologiques
- usager de stupéfiants
- permanent syndical
Averti par des fonctionnaires de police en formation sur Ardoise, le Collectif contre l'homophobie s'inquiète de la possibilité de création de fichiers catégoriels. Pour l'association, la police doit qualifier des faits et non pas "profiler des personnes". "Rien n'exclut qu'ici où là quelqu'un fasse des extractions des données", explique Hussein Bourgi président du CCH."
Non mais je rêve !!! Et y'en a qui auront encore la lâcheté de dire que tout ça n'est pas une porte ouverte à des pratiques fascistes...
Déjà que j'ai 39 de fièvre.... Là, j'ai carrément envie de vomir !
Y'a des jours comme ça où je regrette d'avoir ouvert ma boîte mail.... J'aurais mieux fait de rester sous la couette....
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28/05/2007
le prix de l'incompétence des administrations
Je vous avais annoncé que mes problèmes avec mon ancien employeur et les assedics étaient réglés : c'était trop beau pour être vrai !! Aprés le réglement de mes indemnités de février et mars, il me semblait que tout était enfin en ordre, et bien non ! Je n'ai rien touché depuis et me retrouve de nouveau dans une situation financière bloquée indépendamment de ma volonté ou de mes droits réels. Parti en quête de localiser d'où provient ce nouveau bug administratif, j'ai encore passé je ne sais pas combien de coups de téléphones, tout ça pour découvrir que les Assedics ont encore (!) perdu des papiers empêchant le réglement complet de mon dossier.
Vous savez le mieux ? C'est que je vous dit que les papiers sont perdus mais en fait ce n'est pas tout à fait ça... Un des agents Assedics de mon antenne de secteur m'a carrément dit que si son siège ne lui avait pas transmis les papiers alors qu'il est sensé les avoir depuis mars, c'est que quelqu'un a probablement cru à une erreur et aura jeter les papiers ! NO COMMENT !!!!!
Toutes ces histoires durent maintenant depuis 4 mois. Par curiosité, j'ai fait le calcul de ce que m'a coûté l'incompétence des administrations concernées dans mon affaire. Voilà les détails des frais que j'ai engagé ou essuyé en pure perte :
19,80€ (envoi de 4 recommandés AR et 2 courriers normaux) + 15,20€ (48 min de téléphone portable : je ne compte pas les appels gratuits de ma freebox) + 70.60€ (frais d'incidents bancaires qui n'auraient jamais du avoir lieu) = 105,60€
Et ben, elle me coûte cher l'incompétence des administrations françaises !! Et en attendant, celui qui bouffe du riz et du gruyère depuis une semaine, c'est moi !
Chiche Nicolas, que vous faites changer ça ! Et en attendant : comment je peux me concentrer sur ma recherche d'emploi ou mes projets dans ces conditions ?! Vous avez parlé de "donnant-donnant" ? Je ne l'oublie pas. Et maintenant ? On fait quoi ?
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19/02/2007
collectivité sans éthique, sans figure !
J'avais déjà évoqué dans un coup de gueule datant de l'année dernière les abérations rencontrées au sein de la collectivité publique pour laquelle j'ai travaillé jusqu'au 23/01/2007, date de la fin de mon contrat emploi-jeune.
Vous ne devinerez jamais quoi ! Cette même collectivité, aprés m'avoir exploité pendant au moins 3 ans sur 5, aprés avoir fait la sourde oreille à de multiples courriers de ma part et de la part de différents syndicats, a aujourd'hui la prétention de me laisser à la rue.
Mon contrat était un contrat à durée déterminée. Compte tenu de ma non titularisation et selon les propos d'une agent de la Direction des Ressources Humaines, je devais donc, outre la possibilité de m'ouvrir des droits sociaux aux Assedics, toucher une prime de fin de contrat. Non seulement, je n'ai pas touché de prime (ils sont revenus sur leur propos en me disant finalement que je n'y ai pas le droit) mais en plus, il ont délibérément indiquer sur l'attestation employeur qu'il s'agit d'une démission. Autrement dit, je n'ai plus le droit à rien aux yeux des Assedics, et je me retrouve dans une situation inextricable...
Moralité : encore (!!!), je vais devoir lutter pour faire entendre et respecter mes droits.
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13/06/2006
Il a bon dos le racisme !
Ce soir, je suis fâché... Non seulement je suis au bord de l'épuisement physique au point que le moral commence aussi à vasciller, mais il fallait naturellement que je me tape le bus dans lequel il y avait le "blaireau" du soir...
Le bus faisait son chemin quand des contrôleurs sont montés. Chacun a eu le droit au "ticket, s'il vous plaît" y compris le gars qui ne l'avait pas validé, et sauf moi. En gros (et c'est peu de le dire : une armoire à glace, le fraudeur ! Lol), madame X avait sa carte perso validée mais pas monsieur X. Vu de dos en diagonal , je le trouvais trés nerveux, agité : j'ai senti venir le truc... Des mauvaises ondes, une tension.... Sa femme se fouillait les poches pour trouver un titre à lui filer inextrêmis, manque de bol pas poinçonné. Ce faisant, le contrôleur arrive à leur hauteur : "tickets s'il vous plait". Monsieur X lui tend les deux titres et effectivement un seul s'avère valable. Monsieur X est pris sur le fait : il est en infraction. Le contrôleur commence donc trés calmement à lui expliquer la situation. Monsieur X tente d'abord d'amadouer le "bleuet" et face à l'échec, devient brutalement trés agressif verbalement. Je vous laisse deviner la suite ?
Le contrôleur qui reste trés zen (franchement cool le gars !). Et le blaireau qui s'énerve tout seul et qui lui balance le : "raciste ! c'est du racisme ce que vous faites !!". Monsieur X est maghrébin, la quarantaine a vue de nez (lol). Le contrôleur aidé d'un collègue essayaient de le calmer, de le faire assoir au fond du bus, et moi j'étais en contre-bas du blaireau qui résistait debout, le torse bombé, les bras gesticulant dans tous les sens avec rage, et vociférant des insultes...racistes ! Le comble... Je me disais en mon fort intérieur : "Puuuuuttttain ! Je suis dans la quâtrième dimension !!" Je me suis pris une vague de violence dans la tête, et j'imagine trés bien ce que ce pouvait être pour le contrôleur qui s'est fait agressé... le pôvre !
ça s'est fini que le bus a été immobilisé, on a fait descendre tous les passagers pendant que le gars était raisonné à l'arrière du bus par une troupe de contrôleurs tous assez maitres d'eux (chapeau !) en attendant tout de même l'arrivée d'une patrouille policière alertée un peu plus tôt... Dommage pour le vilain monsieur X ! Le gag : madame X avait tellement honte de son mec qu'elle est descendue à un arrêt en cour de route, sans rien lui dire.
Evidemment, suite à ça, les usagers se sont retrouvés à attendre le prochain bus entassé à l'arrêt et ça commentait...forcément ! En plus on est à Marseilleueu, icii... Et c'est vrai que s'il y a une chose sur laquelle tout le monde semblait d'accord, c'était que cette tendance à crier si facilement au racisme pèse. Alors c'est la faute des associations, ou celle des pouvoirs publics paraitrait-il... LOL
Le racisme existe, c'est un fait. Et il est important de continuer à lutter pour son éradiquation. Mais c'est vrai aussi (ce soir, s'en était même grossier) : il a quand même bon dos le racisme... Et il n'est pas toujours là où on croit qu'il est.... à méditer ;-)
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03/10/2005
C'est quoi ce woaï ??
Je me suis fait une petite revue de presse. Wôôôoo...c chô !
Une profanation de stèle arménienne, une synagogue détruite par un incendie criminel, une transexuelle assassinée chez elle, des homosexuels agressés sauvagement par des jeunes... Mais qu'est-ce qui se passe ?
J'le trouve bizarre votre monde, j'vous jure ! L'homme est pas un peu mazo non ? Y'en a vraiment certains qui ont un pète au casque !!
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17/08/2005
Sale journée hier...
Message d'un transgenre qui a passé une sale journée hier, aux conos en tout genre de ce bas monde, bêtes, prétentieux et intolérants à souhait :
"J'ai essayé de devenir le monstre que vous vouliez à tout prix voir en moi alors que je ne l'étais pas. Tout ça parce que vous me harceliez avec votre conformité de troupeau obéïssant et soumis, par delà le bon sens. Aujourd'hui, j'ai l'air du monstre que je ne suis toujours pas, et vous continuez de traquer chez moi tout ce qui ne rentre pas dans votre collection d'images figées.
N'oubliez pas une chose les enfants : votre liberté s'arrête là où commence la mienne, au même titre que l'inverse. Et si la violence dont vous usez si bien (quelque soit sa forme) s'avère être la seule solution pour vous le rappeller, et bien sachez le : je suis un être humain et je sais en faire preuve si je veux !
Et pour rester dans la critique (quitte à y être...) : je fais peut-être "...bipbip..." et j'ai peut-être un "...bip bipbip...", mais moi au moins, je sais mettre du déodorant le matin ! Occupez-vous plutôt de vos petites odeurs au lieu de vous braquer sur mes apparâts ! Non mais franchement !! "
Y'en a marre de ces blaireaux en costume cravatte, ou en survêtement Tacchini avec leurs lunettes spaciales qui pouffent de rire et font des réflexions sur mon originalité ! Au moins un peu de discrétion !.. C'est le minimum !!
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27/06/2005
Dénonciation en bon éduforme
C’est l’histoire d’espaces public numériques ouverts par une municipalité il y a trois ans, dans le cadre de la mise en place d’une politique de réduction de la fracture numérique à l’occasion des élections municipales, et d’une activité démarrée sans vrai contenu. (c’est dire l’intérêt du déploiement du dispositif)
C’est l’histoire d’une municipalité qui n’a pas investi, depuis, un centime un seul, pour équiper le service d’outils pourtant reconnus incontournables par l’élue aux nouvelles technologies elle-même, et permettre le développement de l’activité. (c’est dire la place laissée aux élus parfois et la volonté politique de cette municipalité)
C’est l’histoire d’ animateurs multimédia qui ont obtenu entre 2 et 10 jours de formation en trois ans et demi, sur des compétences déjà acquises pour la plupart (c’est dire comme on se préoccupe des plans de formation pour les emplois-jeune dans cette collectivité), et qui se sont retrouvés marginalisés de réseaux d’échanges professionnels parce qu’on a pas souhaité les faire participer aux rencontres.
C’est l’histoire de quatre emplois-jeune mis en poste sans encadrement sur un des espaces crées, et de l’un d’entre eux qui s’est retrouvé manager sans profil de poste défini, sans aucune reconnaissance administrative ou autre, et donc de fait aucune autorité reconnue, ni par la hiérarchie, ni par son équipe d’animateurs. (c’est dire l’anticipation faite sur la gestion du personnel)
C’est l’histoire de leurs bureaux qui ont été installés dans des sous-sols : pas d’éclairage naturel, pas d’aération, des infiltrations périodiques d’eau par les sols, trois inondations en trois ans, deux infestations de moustiques, pas de chauffage en hiver et une climatisation qui marche, cet été, pour la première fois. (c’est dire comme les conditions de travail sont pensées)
C’est l’histoire d’un changement de direction, intervenu 2 ans après l’inauguration du service, et d’une nouvelle responsable hiérarchique complètement larguée qui rétorque aux animateurs lors de sa première réunion avec eux : « Je vous préviens, je ne voulais pas m’occuper des Cybers. Je ne veux pas entendre parler de vous. » (c’est dire ses compétences de management et son état d’esprit)
C’est l’histoire de notre animateur manager (illégitime) qui, par conscience professionnelle mêlée d’ignorance, se retrouve à gérer les dossiers de sa supérieure en plus de son travail déjà alourdi par la désimplication grandissante de son équipe et par tous les dysfonctionnements qu’il s’est retrouvé à essuyer ou à devoir taire aux partenaires financeurs du projet. (c’est dire le respect de son contrat de travail)
C’est l’histoire de ce même manager qui est évincé d’une réunion avec les acteurs hiérarchiques et politiques du projet (probablement impulsée suite à un courrier syndical) parce qu’il leur renvoie leur échec par l’analyse du non développement de l’activité qu’il expose, et les inquiétudes de son équipe qu’il fait remonté. (c’est dire l’intelligence et le pouvoir investis dans cette situation)
C’est l’histoire de ce pauvre naïf qui rencontre son directeur général de la communication pour lui faire part de ses frustrations et trouver des solutions, et qui s’entend dire avec des mots aussi diplomates qu’hypocrites : « Vous n’êtes pas content ? Vous fermez votre gueule ou vous vous cassez ! En tout cas, vous n’êtes plus manager , comme ça le problème est résolu. » (c’est dire la considération donnée à la personne humaine par ce monsieur et sa logique indifférente)
En somme, c’est l’histoire navrante d’une municipalité qui prend ses citoyens pour des imbéciles, qui n’a pas su et voulu développer une activité pourtant aussi essentielle que valorisante en terme d’image, qui a gâché à la fois l’énergie et les compétences des animateurs multimédia qu’elle a embauché, et qui ne se remet toujours pas en question à un an et demi de la fin des contrat emplois-jeune affectés au service.
C’est l’histoire d’un environnement de travail pourri par la non transparence, des personnes prétentieuses et des luttes de pouvoir, qui a révolté et écœuré un jeune homme qui pourtant croyait en son employeur.
Et cet homme, ce manager : c’est moi.
Moi qui attends la venue, annoncée pour septembre, d’un nouveau directeur général auprès duquel je vais réitérer mes démarches, avant de recourir à une autre solution.
Moi qui, aujourd’hui plus que jamais, sais pourquoi je soutiens les valeurs du développement durable et pourquoi j’ai écrit « éthique et transversale » sur ma carte de visite de professionnel de la communication.
"Monsieur le Maire, je ne dis pas bravo à ta smala ! Cela dit, merci quand même. Grâce à ces trois années et demi au service de notre municipalité, je sais aujourd'hui comment elle pourrait être différente. "
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