03/11/2005
Conte : Le Prince et le Sage
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent.
Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
"Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.
"Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
"CHANGE LE MONDE".
"C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas."Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?" "J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas".
"C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire
"CHANGE LES AUTRES" "C’était bien là mon intention, pensa-t-il.
Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration." Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses."
"Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi,les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots
"CHANGE-TOI TOI-MÊME". "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser."
"C’est bien" dit le Sage.
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise."
"C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MÊME."
Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."
"C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte."
A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES".
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu’as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement."
"C’est bien" dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
"Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. "Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence".
Et le Vieil Homme disparut.
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01/10/2005
Lu sur le blog d'Isis.
SAVOIR
Celui qui ne sait pas... et qui ne sait pas qu'il ne sait pas, fuis-le !
Celui qui ne sait pas... et qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le.
Celui qui sait... et qui ne sait pas qu'il sait, éveille-le.
Celui qui sait... et qui sait qu'il sait, suis-le.
10:05 Publié dans Tout simplement moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
07/09/2005
Dur, dur de grandir !
Pas facile de grandir, de mûrir ! Pas facile de décider du sens que l’on donne à sa vie, à ses actes; d’être capable de prendre sur soi, d’accepter de lutter encore et toujours pour comprendre notre système, trouver sa place, participer à la collectivité et construire un avenir. Grandir est difficile pour tout le monde, d’autant plus qu’on ne cesse jamais de grandir et qu’on ne grandit pas tous à la même cadence. En théorie, c’est néanmoins quelque chose qui devrait se faire assez « naturellement » ne serait-ce que parce que l’on doit être conditionné à grandir par l’éducation familiale, l’entourage social ou le système scolaire d’abord, puis par les milieux professionnels et autres ensuite : on nous apprend à mieux nous comporter (ou du moins à avoir des comportements adéquats à la vie en collectivité, selon les situations), à prendre confiance et nous affirmer, à ne plus avoir peur, à savoir faire des choix, prendre des décisions, prendre des risques, s’assumer et se gérer, se projeter…etc. En pratique, ça devient vite un véritable carcan lorsque l’on n'a pas appris un minimum à grandir à la base, lorsque l’on n’a pas acquis les « principes et mécanismes » du phénomène. C’est le cas d’énormément de gens (notamment dans les générations des 20/40 ans, d’après mes observations), moi compris. D’autant plus que ce n’est pas tout de savoir grandir, encore faut-il que la vie nous en laisse le temps. Nous sommes si nombreux à n’être pas nés que nous portions déjà les stigmates, désengagements et responsabilités en tout genre de nos « Pères » sur les épaules…
Je suis assez convaincu que l’on ne grandit pas de la même manière selon les situations conjoncturelles et structurelles de la société du moment; voir même que « grandir » n’a pas le même sens d’une époque à l’autre. Le concept évolue conjointement à l’évolution de l’intelligence humaine. Enfin bref.
Me retrouver logiquement adulte et ne pas avoir de repère (ou si peu), avoir encore peur du monde, de la société et du système, des gens et de soi, c’est très déstabilisant. J’ai biologiquement 28 ans et pourtant, psychologiquement, je suis plus proche des 15 par rapport aux normes en vigueur. Je me confronte constamment à des besoins, des questionnements, des doutes, des incompréhensions ou une sensibilité exacerbée, qui ne sont pas sensés être de mon âge. Quand je m’adresse à mon entourage pour tâcher d’éclairer ma lanterne, je constate qu’il a facilement tendance à m’infantiliser (que ce soit par commodité, intérêt ou, reproduction des schémas politiques d’assistanat). Sous le prétexte que mes questions lui paraissent très naïves (moi je dirais plutôt innocentes), on me répond comme on répond à un gosse qui demande « pourquoi le ciel est bleu ? » : soit par une ânerie ( et je suis vexé d’être pris pour un idiot), soit par une réponse évasive (et ça ne m’aide pas pour un sou). J’ai perpétuellement le sentiment de traîner les conséquences de mon décès social précoce comme un gros boulet ; aussi gros et lourd que la charrue peut l’être pour le jeune bœuf ou, que les quatre boulets des Frères Dalton pourraient l’être à la patte de Rantanplan (réf. BD Lucky Luke, le héros de mon enfance : « I’m a lonesome cowboy »). Tout ceci génère chez moi beaucoup de frustration, de situations de rupture, et me pousse chaque fois un peu plus vers un « solitarisme » aigu. J’avais déjà adopté cette solution pour trouver un équilibre entre obligation de vie en collectivité et problème d’asocialité dont je me sors efficacement mais prudemment depuis trois ans. Le souci, c’est que je me sens d’autant plus seul face à ce ressenti : je suis dans un cercle vicieux qu’il me faut briser. Décidément : dur, dur de grandir !
Bon, je reste quand même positif : être un enfant dans la peau d’un adulte a du bon. Je préfère passer pour un gars un peu trop innocent, espérant et curieux, qu’un peu trop prétentieux, résigné et austère. J’ai gardé autant de joie de vivre et de simplicité que ce que je suis resté enfant, ce qui n’est malheureusement pas le cas de bon nombre d’adultes (jeunes ou pas). J’ai un contact très « proxémique » avec les enfants ce qui me permet de mieux les comprendre. Je peux ainsi également réfléchir différemment aux bases de l’éducation que je donnerais aux miens, plus en adéquation avec la réalité de la société telle qu’elle sera alors, m’efforçant donc de l’anticiper.
Par ailleurs, n’arrivant que très difficilement et douloureusement à m’approprier les détails subtils et les rouages compliqués voir pervers de notre système libéralo-capitaliste (ça fait bien longtemps qu'on a dépassé le stade de la complexité) , je suis d’autant plus enclin à imaginer et participer à la construction du monde de demain en terme de "retour à l'essentiel". Enfin, à la vitesse où je vais, lorsque mon corps aura 50 ans, j’en aurais tout au plus 30 dans ma tête ! Le voilà, le secret de l’éternel jeunesse ! Lol
Pour conclure, question philosophique du jour : peut-on, à notre époque, harmoniser Jeunesse et Sagesse en un même esprit ?
12:50 Publié dans Tout simplement moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
01/09/2005
Baisse du chômage : mais oui bien sur !
L'annonce de la baisse du taux national de chômage en dessous de la barre des 10% serait une escroquerie version "désinformation", que ça ne m'étonnerait pas ! Pour tout dire, j'en suis même certains et je suis trés trés mécontent...
"Vous comprenez, les français vont mal. Leur moral (morale? ;)) n'a jamais été aussi bas et ils ne croient plus en la reprise" (dixit. ceux qui vont bien manifestement, et entre autre la nouvelle présidente du MEDEF dans un reportage télévisé récent du M6 Marseille). Or, mes amis, comme nous allons mal, il faut bien qu'on nous redonne du baume au coeur et de l'espoir. Donc, on nous annonce que le chômage baisse et on nous donne même un chiffre (LE chiffre! Lol) histoire d'être crédible. Ce qu'on ne nous dit pas ou ne nous rappele pas, c'est que s'il baisse, c'est parce que, d'une part les droits d'indemnisation des chômeurs ont changé en début d'année, d'autre part nous étions en pèriode vacancière(comme vous l'aurez sûrement remarqué ! Lol) . Par exemple : prenez le nombre de chômeurs déclarés du mois de mai. Déduisez de ce chiffre tous les saisonniers embauchés pour la saison estivale, tous les autres chômeurs qui bossent aussi sur des "jobs d'été", et tous les chômeurs arrivés en fin de droit entre juin et août (donc plus comptabilisés dans les taux) : miracle ! Le chômage baisse !! Maintenant, prenez le nombre de chômeurs déclarés au jour d'aujourd'hui auquel vous ajoutez les saisonniers, étudiants et autres en fin de contrat CDD + les jeunes diplomés qui vont s'inscrire à l'ANPE pour cette rentrée + plus les futurs chômeurs prévus par l'annonce de fermetures divers de sites de production (profit oblige!) = Catastrophe ! Recrudescence du chômage !! Combien on parie que ce sera au-dessus de la barre des 10 % ? Lol
"Hum hum...Messieurs les politiciens concernés, vous nous prenez pour des débiles ou quoi ? Vous commencez trés sérieusement à nous vexer...Vous croyez que c'est en nous mentant par désinformation ou information "d'image" que vous aller nous remonter le moral ? Pour les autres, je sais pas. Mais en ce qui me concerne, à part que ça me fait sourire jaune, ça aurait plutôt tendance à me casser le moral ! Et bien moins sur les questions de chômage en soi, que sur le devenir de notre pays avec des "arracheurs de dents" comme vous ! Je trouve que votre façon d'être "pères" de notre société et ses citoyens est contraire à l'Ethique politique : mentir n'a jamais été la solution à un problème. Et je crois pouvoir dire qu'idéalement, ça ne le sera jamais ! Méditez donc un peu sur ça !"
Autre interrogation qui m'est inspirée par ce sujet : Les médias se font écho des informations diffusées par les acteurs de la vie publique et politique. Mais n'y a-t-il pas un niveau au-delà duquel, leur job est aussi de s'assurer de la transparence et la véracité des informations diffusées ? Autrement dit, quelle éthique pour quel journalisme présent et à venir ? Comment communiquer autrement ?
12:10 Publié dans Univers citoyen | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
28/08/2005
Le 21ème siècle
"Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas." André Malraux A méditer...
20:10 Publié dans Tout simplement moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
26/08/2005
Devenir quelqu'un d'autre ?
Peut-on devenir quelqu'un d'autre ? Bonne question ou fausse question ? Question intéressante...
Qu’est-ce qu’être quelqu’un d’autre ? Ne pas avoir la même personnalité, les mêmes comportements ? Les mêmes visions des choses ou philosophies de vie ? Ne pas avoir la même apparence ? Ne pas avoir le même prénom sur une carte d’identité ?
Être quelqu’un d’autre par rapport à quoi ? Ce que j’étais quand j’avais 5 ans ou qui j’étais quand j’en avais 12 ? Par rapport à qui ? Mes proches ? La société ? Les autres, ou moi-même ?
Quelqu’un d’autre à quel point ? Au point d’être pauvre puis riche ? D’être du FN puis adhérer au PCF ? D’avoir la foi puis ne plus l’avoir ? D’être un urbain puis un rural ? Au point d’être égoïste puis altruiste ? De s’habiller gothique puis exotique ? D’aimer faire la cuisine puis détester ça ?
Bien sûr qu’on peut devenir quelqu’un d’autre. Je dirais même qu’on le devient forcément à partir du moment où l’on est un être vivant ! On le devient chaque jour : par chaque leçon de vie, chaque richesse tirée d’une rencontre, chaque réflexion tirée d’une observation, chaque expérience vécue, chaque choix que l’on fait, chaque action que l’on mène… Je pense d’ailleurs que l’on peut aussi le devenir assez radicalement, comme un terroriste qui deviendrait missionnaire dans l’humanitaire par exemple. Ça peut se passer progressivement ou brutalement, mais dans tous les cas, ce n’est pas quelque chose d’acquis, ce n’est pas quelque chose d’écrit. Une ou des volontés interviennent dans ce devenir. Et lorsque ce sont exclusivement celles des autres, ça devient problématique, mais ça, c’est un autre sujet…
Je suis devenu et vais devenir, encore et encore, quelqu’un d’autre aux yeux d’autrui, de la collectivité, de la société : par exemple, j’étais un enfant " cas social ", j’ai été adolescent dépressif, je deviens un adulte serein. J’étais fille torturée et agressive, je suis transsexuel réservé et réactif, je deviens homme enjoué et investi. J’ai été femme hétéro, puis femme homo et maintenant je deviens un homme bi. Voyez un peu mon devenir dans la perception d’autrui ? Lol Et c’est sans compter qu’on me prenait pour un con, qu’on me trouve trop gentil, et que je deviens plus prudent ! :-)
À mes yeux, je n’ai pas le sentiment de devenir quelqu’un d’autre. J’ai tout simplement le sentiment de me révéler peu à peu à moi-même, de devenir QUI je suis, malgré les obstacles qui se posent.
Naturellement, mon apparence et mes comportements se font les reflets de ce devenir qui est intime. Par ces "projecteurs", il devient évidemment visible pour autrui. D’autant plus visible qu’il s’accompagne d’un changement d’aspect physique.
Mais en fin de compte, devenir quelqu’un d’autres est bien moins important que de devenir soi-même, en toute conscience, en paix avec soi-même. Pensez-y ! ;-)
19:05 Publié dans Trans'Identités - Différences | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
17/08/2005
Trop bon, trop con ?
On me dit souvent "trop bon, trop con". Vous êtes sûrs ?
Devinez qui vient de récupérer un kilo de mirabelles juste parce qu'il a pris le temps de discuter avec une voisine et sa copine qui l'a trouvé sympa et mignon ? :) Bon, c'est sur, faut aimer les prunes...et ça tombe bien : j'adore ! :))
J'ai encore la bouteille de champagne qu'on m'a offert en mars en remerciement du réglage d'une télé. Et le souvenir de la tarte aux pommes que ma voisine d'à côté m'a faite pour me remercier d'avoir veiller sur sa maison en son absence. Et celui du repas de roi auquel m'ont invité mes voisins du dessus suite à un cour d'infographisme. Et le coupe-papier artisanal que m'a offert une adhérente d'un cyberespace parce que j'ai pris le temps de la conseiller sur son fournisseur d'accés internet, ou les chocolats de celle que j'ai aidé à écrire une lettre de motivation pour un job. Et la bague en plastique d'une petite fille triste puis amusée. Le gribouilli sur mon journal du petit garçon qui s'ennuyait dans le train. Et le mot "euphorique" de Colibri, un homme qui m'a raconté son désespoir d'être séparé de sa fille. Et la poignée de main chaleureuse du matin, avec le facteur à qui j'ai réconfiguré l'ordi. Et le petit aimant que m'a offert une collègue de travail, juste com ça...
Non, franchement, c'est bon d'être bon, c'est trop bon d'être gentil ! Et ce n'est pas parce que vous faites un transfert de vos sentiments de vulnérabilité sur moi, que vous êtes déçu de ne pas avoir gagner au loto alors que vous aviez pourtant indiquer aimablement l'Hôtel de Ville à un touriste, ou que vous êtes parano, que vous me convaincrez du contraire. Quand je fais preuve de gentillesse, je n'en attends rien de plus que de ME faire du bien.
Alors trop con ? Peut-être, ça dépend de quel point de vue on se place. Bien sur que je suis tombé sur des personnes qui ont abusé de ma gentillesse : ça m'a parfois coûté trés trés cher (moralement et économiquement), surtout quand l'amour était de la partie. Mais je ne regrette rien. Je ressens simplement beaucoup de compassion pour ces personnes en pensant au jour où la vie leur rendra la pareille. D'ailleurs, il y en a une qui vient de se prendre "le retour de pelle" : ça me laisse, aussi simplement, totalement indifférent. Puisse-t-elle comprendre...
Je suis trop con parce que je suis resté fidèle à moi-même ? Vous connaissez une plus grande richesse que de pouvoir rester soi-même dans une société qui veut vous faire autre ??
Etre trop bon (trés bon...) n'est pas une faiblesse. On est trop con quand on est faussement bon, par facilité.
Etre bon n'est pas quelquechose qui s'improvise contrairement à ce qu'on pourrait croire. Quand je choisis d'être bon, je me sens trés fort. Et lorsque je suis trop bon, je me sens peut-être trés con de ne pas être aussi orgueilleux et matérialiste que la norme et je râle un bon coup de passer pour le volatile de l'histoire, mais aprés, je sais plus que jamais qui je suis...bon et coléreux ! Lol
18:00 Publié dans Tout simplement moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
15/08/2005
La réalité humaine...
"Le propre de la réalité humaine, c'est de ne jamais former un tout achevé : impossible de tirer un trait." Heidegger
21:25 Publié dans Tout simplement moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
13/08/2005
Lu sur le net...
"MON identité sans définition,
et MON corps sans nom,
et MON monde sans norme,
...à en remettre en question votre sentiment de liberté."
J'adhère, j'adore !
Si son auteur passe par là...Fais-moi signe ;)
15:40 Publié dans Trans'Identités - Différences | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
L'âme et le corps...
"L'âme et le corps ne sont pas deux entités différentes; mais deux perceptions différentes d'une même chose." Albert EINSTEIN.
15:15 Publié dans Trans'Identités - Différences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
